J’ai huit secondes pour vous dire que Polymanga c’est de la dynamite !
Mais rassurez vous je prendrais plus de temps que 8 petites secondes pour ce compte rendu. Polymanga fête sa septième édition. Au cours des précédentes années ce festival a presque toujours été fidèle à la ville de Lausanne (sauf une infidélité une année à Genève).
Concerts, invités et cosplay...
C’est un public principalement francophone que nous avons eu le loisir de rencontrer, avec quelques français. Un public probablement plus chaleureux et moins « freehugs » qu’en France, voila qui vaut le détour.
Par certains côté, Polymanga ressemblait peut être trop à des conventions françaises. Des concerts de Taro & Jiro et aussi de Cécile Corbel (même si sa voix est toujours aussi entraînante), des stands fanzines et pro pour certains français, une animation surtout gérée par l’association BulleJapon (made in France) etc.
En guest Kazuo Maekawa le mangaka de Ace Atorney...
Les Alpes manquent cruellement de convention. A part Annecy et son festival international, aucunévènement n’a jamais vraiment été intéressant. Polymanga avec ses milliers de visiteur a gagné la bataille du public. Pour le reste, le festival tente de s’émanciper de la France et y a réussi partiellement.
D’abord au niveau des invités, notons la présence de Stephen Silver , chara design de Kim Possible (Disney) mais également de Kazuo Maekawa, dessinateur du mangaka Ace Atorney (dérivé du jeu vidéo du même nom). Ces invités ne sont jamais venus en France et ont su attirer un public fidèle pendant tout leur séjour. Polymanga peut également se targuer de mettre en avant tous ses auteurs invités, amateurs et pro. On aura noté parmi ces invités, des dessinatrices venues de Hong Kong. Tous ces auteurs se sont affrontés pendant 2 jours sur un grand concours de dessin sur toile : l’arting spirit.
Parmi les points originaux, nous avons apprécié l’atelier cosplay qui permettait de confectionner soit même son cosplay. L’alignement de machines à coudre donnait l’impression d’être dans un atelier de confection clandestine de vêtements. Ce concept de stand, plutôt rare, se situait à côté de la partie la plus intéressante du salon : une exposition de robots. Toutes les œuvres (originales) étaient conçues par un seul auteur, Romain Lardanchet. Certains modèles mesuraient presque 2 mètres !
Palmares Suisse des meilleurs manga et anime ...
A noter enfin la cérémonie dit de l’Anime Grand Prix qui avait pour vocation d’élire les meilleurs œuvres (DVD et mangas) parus à ce jour. Voici le palmarès :
Meilleur manga shônen : Bakuman (Kana)
Meilleur anime shônen : FullMetal Alchemist Brotherhood (Dybex)
Meilleur manga shôjo : Cat Street (Akata)
Meilleur Anime Shôjo : Chiko, l’héritière de mille visage (Kaze)
Meilleur Manga Seinen : Un bol plein de bonheur (Akata)
Meilleur Anime Seinen : Hellsing
Meilleur Long Métrage : Summer Wars (Kaze)
Prix public manga : Bakuman (Kana)
Prix public anime : Full Metal Alchemist Brotherhood (Dybex)
On est venu, on a vu... et on reviendra !
Au final, bien que Polymanga présentait beaucoup de similitude avec les conventions françaises, les quelques originalités alliées à un staff et un public adorable donnaient tout son charme à la convention. Bref, dans les Alpes avec ou sans Anette, cette convention s’affirme comme un festival incontournable.







