Invité du festival Paris Manga, le comédien connu pour ses séries Parker Lewis ne perd jamais et Stargate SG-1 a cordialement pris le temps de répondre à trois questions, entre deux dédicaces pour ses fans.
Manga World : Parker Lewis ne perd jamais vous a fait connaître du grand public. Y avait-il une préparation particulière pour obtenir les effets visuels stupéfiants qui font la marque de cette série ?
Corin Nemec : Beaucoup pensent en effet que le travail des comédiens avait été compliqué par la logistique pour obtenir ces mouvements de caméra. Pourtant il n’en est rien ! Les réalisateurs avec qui nous tournions étaient particulièrement doués et faisaient tout pour nous faciliter le travail. J’en retiens surtout une première expérience professionnelle enrichissante, notamment grâce aux conseils de Melanie Chartoff qui m’a énormément appris.
MW : Le personnage de Jonas Quinn intervient sur le tard dans Stargate SG-1. Quel a été le travail préparatoire pour appréhender l’univers de la série ?
C.N. : En temps normal, je vous répondrais que la production m’a fourni les documents nécessaires et que je les ai potassés. Mais, pour SG-1, j’avais anticipé et regardé quelques épisodes avant de signer mon contrat… et je suis devenu fan ! Le premier jour où j’ai posé le pied sur le plateau de tournage, j’avais vu tous les épisodes précédents et étais incollable sur la mythologie de la série ! Mais attention, cette anecdote est une exception à ma méthode habituelle. Il faut dire que SG-1 est une série exceptionnelle…
MW : Pouvez-vous nous en dire plus sur Star-ving ?
C.N. : C’est un véritable purgatoire pour mon pote David Faustino (Bud Bundy dans Mariés, 2 enfants) et moi ! Nous y incarnons des versions pastichées de nous-mêmes, des acteurs fauchés prêts à tout pour obtenir un rôle ou de l’argent. De nombreux copains viennent faire des caméos pour nous filer un coup de main.
Nous avons créé une société de production avec un ami, F.N.B., et notre série est diffusée sur Crackle.com, une filiale de Sony. Cette diffusion via le Net est ce qu’il nous fallait, ne serait-ce que pour l’humour grinçant qui ne passerait pas à la télé. Je pense par exemple aux nombreuses tentatives de suicides de David qui apparaissent à chaque épisode. Le show fonctionne vraiment bien, et nous avons eu le plus gros budget jamais alloué à une production de web-série (500 000 $ pour douze épisodes de huit minutes). Il y a eu trois millions de visionnages donc nous espérons pouvoir faire une deuxième saison…
Interview réalisée à Paris, le 7 février 2010







