Avec plus de 2 millions de mangas vendus, l’adaptation du manga était inévitable et la réalisation s’est vu confiée au studio Manglobe, preuve de qualité quand on sait que celui-ci a crée Samurai Champloo et Ergo Proxy, deux titres au ton adulte voire choquant en ce qui concerne le deuxième.
La réalisation confiée à Koichi Hatsumi (animateur sur Steamboy) est de très bonne facture et l’animation est fluide comme il se doit pour un titre où le sang tient un rôle important étant donné que les personnages se battent avec en lui faisant revêtir une multitude de formes très diverses. Les quelques images de synthèse intégrées se remarquent mais ne jurent pas pour autant avec le reste des décors.
Le character design est assuré par Masaki Yamada, déjà vu sur Appleseed Ex-machina ou Tiger & Bunny, et respecte assez bien le graphisme du manga même si on y perd un peu en noirceur d’une manière générale.
C’est d’ailleurs le reproche principal que l’on peut faire à la série, tout du moins en ce qui concerne ce 1er épisode qui reprend assez fidèlement le 1er chapitre du manga en dehors de quelques scènes remaniées. Même si on retrouve tous les éléments qui font l’intérêt du titre ,on a du mal à ressentir la noirceur qui habite le manga : les personnages paraissent moins sadiques voire torturés pour ce qui est du héros et l’ambiance y semble moins pesante, moins habitée par le glauque que dans la version papier.
Le problème vient surtout de la censure qui, lors des passages sanglants, impose un filtre noir rendant ainsi le visionnage difficile, effet qui sera d’autant plus accentué lors de scènes franchement gores dans les épisodes suivants et pour lesquelles on se retrouvera face à un écran très sombre où il sera peu aisé de distinguer ce qu’il s’y passe, ce qui s’avère bien dommage quand on sait que la violence est aussi ce qui fait le « charme » de cette série.
En résumé, on a donc droit à une adaptation très correcte mais qui manque malheureusement (pour l’instant en tout cas) d’un petit supplément d’âme qui donnerait envie aux lecteurs du manga de se plonger dans l’anime et d’y retrouver son ambiance malsaine et glauque, celle-ci paraissant moins appuyée.
Gageons dès lors que pour leur sortie en dvd, les épisodes seront débarassés de ces fameux filtres noirs et retrouveront leur superbe.
Ceux qui ne connaissent pas Deadman Wonderland pourront par contre suivre la série sans problème, le scénario et les personnages intriguants du titre donnant envie de s’y plonger et de connaître la suite des tourments du jeune Ganta.







