Au commencement ...
Fin 2011, Glénat publie Hotel un recueil d'histoires courtes de Boichi, dessinateur coréen travaillant pour des magazines japonais et que l'on connaît en France, plus pour ses frasques comiques et sexy comme Space chef Caesar et Sun Ken Rock. Début 2012 Glénat récidive Avec Sanctum, un seinen pas si drôle que ça, nous plongeant dans une histoire ésotérique sur fond de mythes catholiques.
Et ça cause de quoi?
Tout commence dans le désert du Nevada où la famille Hazuki est victime d'un violent accident de la route. La seule survivante Luna, assiste à la scène et devant ses yeux horrifiés le poids lourd qui vient de pulvériser la voiture familiale se dresse dans le ciel tel une énorme croix et pourtant …
On retrouve Luna et sa famille indemne 7 années plus tard et cela grâce au pacte scellé avec l'Abraxas …
Kalimba de Luna?
Bon on s'arrête là et on va pas spoiler non plus, mais bon cette histoire sur fond d'antéchrist et d'apocalypse tranche carrément avec le style habituel de Boichi. Est-ce un mal ?
Et bien pas du tout! Certes retrouver le style de Boichi assez rond, parfois léger, parfois acéré comme un couteau suivant l'intensité qu'il veut donner à l'histoire, alors qu'on le connaît dans un registre plus léger, peut déstabiliser au début et nous faire perdre le fil de l'histoire. Mais justement on redécouvre son style sur une autre lecture, pleine de mystère, d'horreur et de peur. Le volume n'est pas dénué d'humour, mais c'est pour mieux mettre en relief la noirceur de l'univers ésotérique de Sanctum. Un premier volume déstabilisant qui nous laisse augurer une suite passionnante mais pas pour tout public.







