Présente durant Japan Expo, l'auteure d'Otomen, bien que discrète, a répondu à nos questions sur sa série classée parmi les best sellers nippons. Aucun scoop sur la fin du manga, elle même a dit qu'il se finirait au tome N...
Aya Kanno : Ca dépend. Certaines ont pour vocation d’être grand public alors que j’en fais d’autres pour me faire clairement plaisir. Otomen est avant tout une œuvre grand public qui peut plaire à tout le monde, filles ou garçons.
Q : Y a-t-il beaucoup de vécu dans ce que vous écrivez et dans le cas contraire, d’où vous vient l’inspiration pour vos histoires ?
A. K. : Je m’inspire en effet de certains événements personnels mais je lis aussi beaucoup d’autres œuvres pour trouver l’inspiration.
Q : Quels sont les mangaka qui vous ont influencés dans votre parcours, et ceux qui vous influencent encore aujourd’hui ?
A. K. : C’est Akira Toriyama et en particulier son manga Dragon Ball qui m’a donné envie de faire ce métier !
Q : Amusant car c’est un auteur de shônen et c’est donc très différent de votre univers ! Souhaiteriez-vous dessiner un shônen un jour ?
A. K. : Oui j’aimerais bien ! J’ai quelques idées déjà dans ce sens mais rien de concrétisé pour l’instant. J’aimerais bien faire quelque chose qui se déroulerait dans un contexte historique particulier et non-contemporain.
Q : L’Otomen correspond à votre idéal masculin ? Il est important pour vous qu’un garçon ait une grande part de féminité ?
A. K. : Pas spécialement au début, mais au fur et à mesure que j’avançais dans ma série, j’en suis venu en effet à penser moi-même que le garçon idéal doit avoir une part de féminité assumée.
Q : En occident, l’homme est plus macho qu’efféminé, même si la tendance se renverse peu à peu avec l’arrivée des métrosexuels. Comment expliquez-vous que le Japon ait une telle longueur d’avance sur la féminisation des hommes ? Et d’où pensez vous que proviennent ce phénomène et cette explosion des codes ?
A.K. : Je pense en effet que les codes vont de plus en plus disparaitre avec la modernisation des rapports hommes-femmes. Et si le Japon est en avance sur ce point c’est peut-être parce que c’est un pays en paix, très tranquille et que l’homme n’a plus à affirmer et à prouver sa virilité.
Q : Imaginiez-vous avoir un tel succès en France ?
A.K. : J’en suis surprise mais cela me rend très heureuse !
Q : Vous avez pu faire un peu de tourisme ?
A.K. : C’est la première fois que je viens et je trouve que Paris est une ville superbe avec ses nombreux bâtiments historiques. J’ai pu visiter aussi le Louvre et c’était magnifique !
Question Rituelle : Si vous pouviez envoyer un message dans le passé, à destination de vous-même quand vous aviez 10 ans, quel serait-il ?
A.K. : Reste comme tu es !
Interview réalisée durant Japan Expo 11, le 1er juillet 2010







